Nonoss, artiste peintre contemporaine
Mettre en lumière les failles que l’obscurité dissimule.
Ce qui se voit n’est jamais tout ce qui existe.
Nonoss travaille à rendre physiquement tangible ce qui résiste à la surface : les fragilités psychiques, les emprises intériorisées, les cicatrices que la société apprend à dissimuler.
À une époque post-pandémie où la santé mentale reste largement tue malgré sa prévalence, elle choisit de lui donner littéralement corps.
Dans ses portraits, le masque tient en lumière ordinaire. Ces femmes ne posent pas. Elles ne sourient pas. Elles portent quelque chose de plus lourd et de plus vrai. Ce qui se cache derrière la surface n’apparaît qu’à celui qui regarde autrement.
Dans ses abstraits, la faille devient cicatrice physique par des incrustations et empâtement dense.
Elle travaille l’acrylique en relief, la matière et la feuille à dorer. L’or n’est pas là pour embellir, il marque l’endroit exact de la blessure, et de ce qui s’est reconstruit.
Biographie
Nonoss (Morgane Parmentier), née en 1988, vit et travaille à Troyes. Ancienne élève des Beaux-Arts de Troyes, elle mène parallèlement une pratique de la communication visuelle et du graphisme.
Influencée par l’abstraction lyrique de Pierre Soulages, par les portraits contemporains de Hopare, de Jenny Saville, ou encore par la philosophie du kintsugi, elle développe un univers personnel où la matière, la fragmentation et la lumière jouent un rôle central.
Ses œuvres ont été présentées lors de plusieurs expositions en France, dont le Salon d’Automne de la Société des Beaux-Arts à Boulogne-Billancourt, où elle a reçu le Prix Jeune Talent de la revue Univers des Arts en 2023 pour son portrait Lena.
Aujourd’hui, ses toiles figurent dans des collections privées en France, en Suisse, en Allemagne et aux États-Unis, ainsi que dans une collection publique.
Pourquoi Nonoss ?
« Nonoss » est un diminutif, un surnom utilisé par la famille ainsi que les amis de l’artiste, et il est devenu pour elle un deuxième prénom. En plus d’être relativement mémorable, il reflète bien la dualité et l’ambiguïté qu’elle explore.
